Avec tant de grands projets à son actif, nous sommes curieux de savoir lequel le rend le plus fier. Ou du moins les trois premiers, car le choix n’est pas facile. « La zone naturelle dans la vallée du Côa, au nord du Portugal a été transformée par mes collègues et moi en une véritable zone témoin. Des chevaux et des bœufs sauvages sont les figurants d’un paysage très diversifié qui fait même la place aux loups et aux vautours », s’enthousiasme Wouter.
En outre, il semble que ce paysage en mosaïque soit beaucoup moins prédisposé aux grands incendies de forêt. Cela fait d’une pierre deux coups, car cela permet ainsi d’apporter une solution à un problème très actuel au Portugal.
Il poursuit : « En Laponie, 270 propriétaires fonciers ont joint leurs forces pour acheter les droits de pêche sur la rivière Rane, longue de 210 kilomètres. Ils peuvent ainsi bannir la pêche non durable et appliquer leur propre modèle « catch & release » à la pêche au saumon et à la truite. Cela permet la croissance rapide de populations piscicoles et est bénéfique à long terme pour la nature comme pour l’économie.
Ce top trois est complété par un projet dans le delta du Danube. À l’époque du régime communiste, de nombreuses zones humides y ont été transformées en polders. En suivant strictement le modèle des Pays-Bas, avec pour objectif d’encourager le développement de l’agriculture.
Mais ce dont ils n’avaient pas tenu compte, c’est que l’évaporation dans le delta du Danube est plus importante que les précipitations. Si l’on empêche le rinçage quotidien par l’eau douce, l’évaporation prend le dessus et le polder se salinise lentement mais sûrement.
Heureusement, Wouter et son équipe ont pu trouver une solution : « La réponse est simple : il faut ouvrir ces barrages et faire en sorte que ces régions soient à nouveau inondées. On crée ainsi des zones de frai idéales pour les poissons, ce dont bénéficient autant l’homme que la nature. »